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Journal de notre bord

Lettre no 169 (le 16 décembre 2015)

Le sommet de la COP 21 a accouché d’une souris exsangue
peinte en vert. Cette conférence aura été avant tout une
opération d’enfumage des esprits, de communication en faveur
du « développement durable »... du capitalisme.

Il faut admettre que, comme vaste opération visant à faire
retomber l’inquiétude et la colère de millions de
manifestants potentiels contre l’irresponsabilité mortifère
des États et des grands groupes capitalistes, la COP 21 aura
été momentanément un franc succès. Ses acteurs cabotins ont
donné l’impression d’entreprendre quelque chose dans 5 ans,
dans 10 ans, dans la deuxième moitié du siècle, à l’horizon
2100, 2200... La bonne grosse astuce de cette conférence
aura été de déconnecter a priori la question du
réchauffement climatique de celle de la pollution, de la
détérioration gravissime des milieux naturels et de la chute
alarmante de la biodiversité. Les porte-paroles des
canailles qui dominent et pillent la planète auront pu se
payer le luxe d’affirmer que leur objectif ambitieux était
de limiter le réchauffement à 1,5 °C alors que les moyens
pour le limiter à 4 °C, voire plus, ne sont même pas mis en
œuvre.

Ce sommet est un véritable triomphe en douceur pour les
multinationales responsables de la pollution, de la
déforestation, de l’émission des gaz à effet de serre, pour
celles du nucléaire et pour celles qui se sont lancées dans
les secteurs prétendument écologiques et néanmoins gros
consommateurs d’énergies fossiles et de minerais rares et
polluants. Bien des ONG officielles et des scientifiques
officiels ont déploré la faiblesse des propositions, leur
caractère tardif, mais personne ne s’est fâché dans l’espace
du Bourget. Personne n’y a dit qu’une escroquerie criminelle
venait d’avoir lieu aux dépens de l’humanité et du vivant.
Il suffit d’ailleurs de relever que la dictature islamique
du Qatar, avec laquelle bien des politiciens et patrons
français font d’excellentes affaires, s’est courageusement
engagée à augmenter (sic) ses émissions de CO2 de 2 % d’ici
2030...

Heureusement, dès samedi dernier, des dizaines de milliers
de personnes ont manifesté à Paris leur colère et elles
entendent multiplier les dénonciations, les manifestations
et les initiatives concrètes. Il y a en effet urgence à ce
que sur tous les continents, ce soit des millions de gens
qui se mobilisent, non pas pour simplement faire pression
sur des États qui estiment avoir bouclé le dossier pour cinq
ans sans rien faire, mais pour combattre ces États et les
grandes entreprises qui y sont adossées, pour agir autrement
dans tous les domaines, dans le respect de la nature et de
la communauté humaine.

Même pour des organisations écologiques non officielles et
des organisations se disant anticapitalistes, il est
difficile de prendre la mesure de l’ampleur des dégâts qui
vont se produire et qui ont été avalisés par avance par la
COP 21. Les délais pour sauver l’humanité et le monde du
vivant sont beaucoup plus courts que bien des commentateurs
y compris très critiques ne l’ont dit.

Il est peut-être plus prudent et plus réaliste de caler nos
perspectives d’action sur les analyses qui relient entre
elles toutes les crises et expliquent comment elles sont en
train d’interagir et concourent mutuellement à détruire la
nature et l’humanité.

Si on suit la démonstration très claire de Pablo Servigne et
Raphaël Stevens dans « Comment tout peut s’effondrer » (éd
Le Seuil, avril 2015), on comprend aisément que le scénario
de l’effondrement est dores et déjà inévitable, mais que
nous avons aussi l’opportunité de limiter ses effets les
plus terrifiants en démantelant le système capitaliste que
les auteurs préfèrent appeler « civilisation industrielle ».
Ces auteurs montrent très bien par exemple que le système
énergétique et le système financier sont totalement liés, et
que l’effondrement de l’un entraînera inévitablement
l’effondrement de l’autre.

D’autre part, on nous a « vendu » médiatiquement la
possibilité d’une transition tranquille vers des énergies
dites « renouvelables » alors que ces énergies ne peuvent
être mises en œuvre qu’avec une grande quantité d’énergies
fossiles ; des énergies qui sont amenées à faire défaut
brutalement dans un laps de temps se comptant plutôt en
années qu’en décennies. Avec d’autres mots et sans avoir
peur de mettre en cause le système capitaliste, Naomi Klein
parvient à des conclusions très proches dans son livre très
documenté « Tout peut changer, Capitalisme et changement
climatique » (éd Actes Sud/Lux, mars 2015). À la lecture des
livres et des dossiers scientifiques dont les auteurs ne
sont pas des révolutionnaires, mais qui ne sont pas dans le
déni des faits et des tendances à l’œuvre, une impression se
dégage : il reste en gros quatre ou cinq décennies aux
humains pour, selon leur position, s’enrichir, s’appauvrir,
se planquer dans des isolats bétonnés et surprotégés par des
hommes armés, mourir noyés pour d’autres, mourir de la
pollution ou d’épidémies, mourir de soif, mourir dans les
guerres menées par des États ou des bandes armées. Une
option se dégage avec de plus en plus d’évidence si nous
laissons faire, à savoir que le capitalisme finira bien par
disparaître... en même temps que l’humanité et la vie sur
terre. La survie du capitalisme et la survie de l’humanité
apparaissent désormais clairement comme des choses
incompatibles.

Il y a une autre option. Les décennies à venir peuvent aussi
être consacrées à détruire le système capitaliste et à
inventer d’autres relations sociales. C’est la transition
sociale, politique et humaine qu’il nous faut mener et
intensifier. Cela donnerait une petite chance de s’orienter
vers une nouvelle civilisation humaine, sans riches ni
pauvres, sans exploiteurs et exploités, sans oppresseurs et
opprimés. Ce serait une civilisation ne disposant que de
moyens matériels restreints, mais où il ferait tout de même
bon vivre pour tout le monde, malgré les dégâts
irréversibles dont elle hériterait. Si nous aimons la vie
sous toutes ses formes, cela vaut la peine d’essayer de la
créer.
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Des dieux sur terre pour nous mater
Régression
La maison de terre
Une semaine de péché
Tokyo adagio
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DES DIEUX SUR TERRE POUR NOUS MATER
Il sera bien difficile de changer cette société sans
comprendre que nous ne nous heurtons pas seulement à des
gouvernements (interchangeables) mais à des États
(permanents) qui sont des rouages fondamentaux de cette
machinerie capitaliste que personne ne peut contrôler.
Beaucoup de gens se lâchent à dire du mal de tel ou tel
gouvernement, mais de là à remettre en cause la légitimité
de l’État, il y a encore un fossé large et profond. Or les
États se préparent minutieusement aux échéances extrêmes que
nous venons d’évoquer, aussi bien avec les catastrophes
écologiques qu’avec les guerres et les effondrements
économiques à venir. C’est pourquoi la plupart des États
deviennent de plus en plus des États policiers, militarisés
et à haute teneur en propagande médiatique mensongère. En
Europe, on l’observe en particulier en Hongrie, en Pologne
et en France où il serait judicieux de remplacer
l’expression « État de droit » par « État d’urgence ».

Dans ce contexte, les tueries commises par quelques
individus de l’extrême droite islamiste offrent un excellent
prétexte aux États pour étoffer un arsenal juridique,
policier et militaire qui fera merveille lorsqu’il faudra
mater la révolte de centaines de milliers de gens en révolte
pour d’excellentes raisons ou pour écraser des gens qui
voudront seulement franchir une frontière pour échapper à
une mort certaine. Par exemple, le Pentagone aux USA et
l’État indien ne font pas mystère des cruelles nécessités
répressives qu’il leur faudra mettre en œuvre pour briser
l’élan de millions de gens tentant, qui d’Amérique centrale
ou qui du Bengladesh, d’atteindre leur territoire national
en cas de catastrophes écologiques et sanitaires. Pour
reprendre l’expression du philosophe François Châtelet
disparu il y a trente ans, les États se présentent comme des
dieux sur terre, des puissances sacrées devant qui tout
individu doit obéir, demander de l’aide, des interventions
protectrices, vitupérer à l’occasion, mais en aucun cas
contester leur existence. Tant que nous déléguerons nos
souhaits, nos revendications, nos espoirs à l’État, ou à la
« communauté internationale des exploiteurs » de l’ONU, non
seulement nous continuerons à avoir des déconvenues, mais
nous perdrons un temps précieux que nous devons employer à
mettre en œuvre tous les dispositifs démocratiques à
l’échelle locale, nationale, continentale et mondiale pour
résoudre nous-mêmes tous les problèmes.


RÉGRESSION
Les progrès du Front National s’inscrivent également dans le
processus social de renforcement actuel et futur de
l’appareil d’État.

Il est bien évident qu’il n’y a pour l’instant qu’une
minorité d’électeurs du FN qui sont des fascistes ou qui en
ont la vocation. Mais indépendamment des motivations
diverses de ses électeurs selon leur région, leur condition
sociale ou leur génération, les 6,8 millions d’électeurs du
FN ont cependant deux caractéristiques qui se complètent à
merveille : 1) Ils et elles sont tous et toutes racistes et
xénophobes, à des degrés divers ; 2) Ils et elles aspirent à
un État cognant beaucoup plus fort sur tous les gens qu’ils
et elles détestent, et ils et elles espèrent (stupidement)
qu’un tel État fort les aiderait et les protégerait face à
diverses menaces (largement fantasmées). Il n’est donc pas
facile de contrer l’influence croissante du FN, et tous les
tenants de l’État et de la souveraineté nationale, même
quand ils ont encore quelques idées de gauche trottant dans
leur tête, sont particulièrement mal placés pour le faire.

Comment endiguer cette régression politique d’autant plus
massive que les tendances réactionnaires relevées dans
l’électorat du FN sont également à l’œuvre au sein de
l’électorat de droite et d’une partie de l’électorat
social-démocrate dont Hollande, Valls, Macron et Cazeneuve
sont des figures emblématiques assez peu attrayantes ?

Il y faudrait un mouvement multiforme, ayant au minimum la
force d’entraînement et d’ouverture de l’imagination d’un
Mai 68. À défaut, en attendant, nous qui sommes fermement
sur le versant de l’antiracisme, de l’internationalisme, de
la rencontre des êtres et des cultures, nous qui ne comptons
pas sur l’État mais sur les luttes et la solidarité entre
les « damnés de la terre », nous tiendrons bon et nous
tirerons partie de toutes les ouvertures progressistes qui
se présenteront.


LA MAISON DE TERRE
« La maison de terre » de Woody Guthrie (éd de poche
J’ai lu, janvier 2015, 285 pages) est un roman qui revient
de loin. Son auteur avait achevé de l’écrire en 1947.
Le manuscrit est resté dans les archives d’Irving Lerner,
scénariste à Hollywood, pendant plus de soixante ans.
Il a été tiré de l’oubli et édité en 2013 aux États-Unis
grâce aux efforts persévérants de Johnny Depp et de
Douglas Brinkley.

Leur postface, très bien documentée, témoigne de leur
intérêt sincère et passionné pour Woody Guthrie (1912-1967),
le personnage, son œuvre et ses idées contestataires.
On savait que ce chanteur-compositeur était un vagabond
inspiré, toujours en guerre contre les capitalistes et les
fascistes, un sacré phénomène si on en juge par ses
souvenirs savoureux au titre ironique, « En route pour la
gloire » (Albin Michel, 1990). C’est d’ailleurs aussi le
titre d’une des chansons qu’il a écrites par centaines.
Sa personnalité et son répertoire ont été déterminants dans
la vocation d’une pléiade de chanteurs comme Pete Seeger,
Bob Dylan, Joan Baez, Bruce Springsteen...

Revenons à son roman qui est d’une originalité surprenante,
même quand on connaît déjà d’autres facettes de son œuvre.
Tout se passe dans une misérable maison en bois au Texas
dans les années 1930 à l’époque de la grande Dépression. La
bicoque où habite un couple de jeunes métayers très pauvres
menace constamment de s’écrouler. Dans cette zone de
tempêtes, un grand blizzard de boue, le « Dust Bowl »,
a fait de nombreuses victimes en 1937. L’ampleur de ce genre
de catastrophes était due au surpâturage et à l’exploitation
forestière et minière. Tout cela avait détruit
l’environnement des petits agriculteurs endettés de la
région.

Mais Woody Guthrie, qui a affronté les mêmes épreuves
qu’eux, n’a pas du tout la fibre misérabiliste. Avec une
vitalité incroyable et une ironie ravageuse, il donne la
parole au métayer fantasque Tike Hamelin et à sa femme,
Ella May. C’est à un dialogue où se mêlent le cocasse et
le tragique que se livrent les deux protagonistes qui ont
chacun la langue bien pendue. Le ton monte et redescend à
propos de tout et de rien. Quand Tike n’est pas embarqué
dans son rêve de construire une belle maison en pisé, l’idée
lui revient qu’un bécot, et même mieux, une bonne étreinte
sexuelle avec Ella May ne serait pas de refus pour donner du
charme à une existence plutôt pénible. Dans le couple
Hamelin, les disputes se terminent par des sketches qui les
font rire aux larmes. Mais ils sont aussi unis par le même
esprit de rébellion contre les riches. Pas question pour eux
de céder un pouce de leur dignité face aux grands
propriétaires et aux banquiers.

On comprend mieux pourquoi le manuscrit de « La maison de
terre » n’avait aucune chance d’être édité et de devenir le
scénario d’un film en 1947, dans l’Amérique puritaine et
anticommuniste du président Truman. Il faut saluer le
travail du traducteur, Nicolas Richard, qui a réalisé un
véritable exploit en rendant accessible et particulièrement
savoureuse la langue populaire du Texas transposée en
français.


UNE SEMAINE DE PÉCHÉ
« Une semaine de péché » est un roman publié en Suède en
1948 pour la première fois. Il devrait plaire à toutes
celles et à tous ceux qui n’aiment pas être astreints à un
travail pénible et ennuyeux qui ne profite qu’à des patrons.
Ce roman traduit du suédois par Philippe Bouquet (éd Plein Chant,
2011, 239 pages) a pour auteur, Folke Fridell
(1904-1985) qui a travaillé en usine dès l’âge de 13 ans et
cela pendant un bon nombre d’années. Et figurez-vous qu’il
n’a pas aimé ça du tout. Il a même fallu qu’il prenne la
plume à un moment pour dire dans plusieurs romans à quel
point il était en révolte contre ce travail insensé à
l’usine, contre tout ce monde de soumission et de gâchis de
l’existence que représente une usine.

Dans « Une semaine de péché », le héros sait bien que cela
fait mauvais effet d’avouer qu’il se déplait au travail.
Mais prendre une semaine de congé sans l’accord du docteur
ni du patron, voilà qui est carrément scandaleux. Il était
pourtant réglo jusqu’alors l’ouvrier n° 403 qu’on appelait
Konrad-le-ponctuel. Alors, c’est quoi son problème ?

Déjà enfant, au lieu de chanter un cantique au cours d’une
fête de l’Armée du Salut, Konrad avait semé le trouble en
entonnant « L’Internationale ». Cela avait durablement jeté
la honte sur ses parents dont le rêve était de le voir faire
des études.

Après des années de ponctualité et d’obéissance à son poste
de travail, et puisque la grande révolte ouvrière collective
évoquée par les socialistes dont il est proche n’arrive
toujours pas, Konrad estime qu’il peut bien s’offrir ce
qu’il appelle « une semaine de création », donc en-dehors de
l’usine. Mais dans cette société, faire ce qu’on a envie est
un péché pour un ouvrier. Cette semaine pendant laquelle
« le vernis du dressage est en train de s’écailler » va
s’avérer être avant tout une semaine de souffrances. Car
évidemment, s’il peut supporter la malveillance de ses
voisins, de la concierge, de son beau-frère contremaître,
il en va autrement avec d’autres personnes qu’il lui faudra
affronter, ses vieux parents à l’hospice, sa femme et ses
enfants, ses camarades syndicalistes qui voient en lui un
traître à la cause ne respectant pas « la convention
collective », au sens propre comme au sens figuré.

Ce roman percutant et nuancé tient d’autant plus en haleine
le lecteur que Folke Fridell nous fait pleinement ressentir
ce qu’éprouve Konrad jour après jour, ses affres, sa révolte
de belle tenue, son attachement à ses proches et son
aspiration à ce que représente une existence autre pour tout
un chacun. Une autre vie dont le charme peut être
caractérisé par un mot très galvaudé mais irremplaçable, la
liberté.

Le roman de Folke Fridell a été publié dans la même
collection « voix d’en bas » que le roman « La guerre ?
C’est ça !... » de Louis Hobey présenté dans la lettre du
mois dernier.

Dans un tout autre registre, les éditions Plein Chant
(www.pleinchant.fr) viennent aussi d’éditer un beau livre
original et pas très onéreux qu’apprécieront les amateurs de
xylographies et de textes rares : « Le Livre des Métiers »
(Das Ständebuch). Dans cet ouvrage qui fut publié en 1568 à
Francfort, 114 bois gravés du dessinateur et graveur Jost
Amman sont reproduits, accompagnés de poèmes (traduits du
vieil allemand) du fameux cordonnier-poète Hans Sachs.


TOKYO ADAGIO
Le compositeur et contrebassiste de jazz Charlie Haden
(1937-2014) avait découvert en 1986 à La Havane un jeune
pianiste surdoué, à la virtuosité effervescente, Gonzalo
Rubalcaba. Ils eurent plusieurs fois l’occasion de jouer
ensemble, notamment à Montréal. Haden s’attachait à faire
connaître le talent du pianiste cubain qui, du fait de sa
nationalité, n’avait pas le droit d’enregistrer sur le sol
des États-Unis (ce fameux « pays libre avec toutes sortes
d’opportunités »).

En 2005, Charlie Haden et Gonzalo Rubalcaba jouèrent en duo
en public, au club Blue Note de Tokyo.
Un témoignage de cette rencontre magique vient d’être publié
sous le titre « Tokyo Adagio » (CD, Impulse/Universal). Dans
sa jeunesse, le pianiste avait tendance à faire étalage de
sa virtuosité époustouflante, au demeurant pour notre plus
grand plaisir. Ici, il la met la met au service d’un lyrisme
qui joue merveilleusement avec les silences (qu’aucun
tintement de glaçon ou toussotement de spectateur ne vient
troubler). À l’écoute chez soi, le dialogue entre ces deux
musiciens est tellement inventif, constamment sur les cimes
de la beauté, qu’on a tendance à retenir son souffle comme
si nous étions au premier rang dans ce club.

Tous les thèmes sont de haute tenue, que ce soit « En La
Orilla Del Mundo », My Love and I », « When Will The Blues
Leave » d’Ornette Coleman, « Sandino » de Charlie Haden, «
Solamente Una Vez » ou « Transparence ».
Il n’y a plus qu’à espérer qu’un volume 2 de cette session
verra bientôt le jour.

Dans un tout autre style, non moins enthousiasmant,
signalons la sortie du « Complete Concert by the Sea » du
pianiste Erroll Garner, édité pour la première fois dans son
intégralité. La prestation du pianiste avait été enregistrée
en 1955 à Carmel en Californie (3 CD Sony).
Cette musique euphorisante, enjôleuse, est d’une originalité
qui traverse tranquillement les décennies en gardant tout
son humour et toute sa fraîcheur.

Bonnes fêtes à toutes et à tous,

José Chatroussat

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