Journal de notre bordLettre n°100 (le 12 décembre 2008)Bonsoir à toutes et à tous, Selon le philosophe grec Aristote, un de ses géniaux prédécesseurs qui s’appelait Héraclite aurait dit : « L’opposé est utile, et des choses différentes naît la plus belle harmonie [et toutes choses sont engendrées par la discorde] ». Cette logique des oppositions et contradictions nous déconcerte encore. Elle favorise une tournure d’esprit accueillant l’au-delà possible des conflits dont pourraient naître quelque chose de neuf et de positif. Aujourd’hui elle relève rapidement du trouble à l’ordre établi et de l’appel à l’émeute sur la voie publique selon les critères de la police sarkozienne. Il n’est pas étonnant que plus tard, au 5e siècle avant J-C, un drôle de régime répondant déjà à un état de crise, un régime vivant, contradictoire et constamment en mouvement ait été inventé à Athènes : la Démocratie, avec en plus le développement culturel jaillissant qui l’a accompagné. Cet hiver 2008, la logique d’Héraclite traversant le prisme de la démocratie vient à nouveau de se faufiler au coeur d’Athènes et de quelques autres villes grecques. Les commentateurs nous disent que les jeunes grecs se sont révoltés parce qu’ils sont désespérés. Mais la vertu d’un désespoir qui s’exprime collectivement et de façon de plus en plus élargie est de pouvoir muter en un formidable espoir collectif, un avenir qu’on se construit soi-même et ensemble, sans rien attendre d’en haut, en débattant, en préparant les occupations et les manifestations. Et aussi éventuellement en s’appropriant à sa façon des traditions philosophiques et politiques vivantes, bien que systématiquement enfouies ou balayées par les déferlantes d’abrutissement et d’insignifiance venues des médias et des modes de vie exténuant, vidant nos vies de leur sens. Il apparaît que face au meurtre d’un jeune de quinze ans par un policier et devant les dégâts sociaux considérables que provoque une classe dirigeante fière de ses exactions et de sa corruption, les jeunes grecs ont réagi selon une logique plus rigoureuse qu’il n’y paraît : « Soyons raisonnables, révoltons-nous tout de suite. » D’autant plus que cela survient dans le cadre d’une crise mondiale qui s’aggrave jour après jour. « Pourquoi attendre que la police frappe ou tue d’autres jeunes et que nous soyons repoussés toujours plus vers le bas, incapables de subvenir à nos besoins, de construire nos vies, d’accéder à un métier, une éducation et une culture dignes de ce nom ? » Voilà ce que se disent d’autres jeunes en Europe, tout naturellement. C’est en quoi la « construction européenne » par en haut semble vouloir générer enfin, timidement, contradictoirement, une construction positive par en bas : l’Europe de la jeunesse en lutte susceptible d’entraîner dans son sillage les salariés, les chômeurs et peut-être d’autres encore. Nous n’en sommes pas là mais nous avons envie d’y aller, aussi vigoureusement que méthodiquement. ________________________________________ Au coin de la rue Fin de règne Agressions sinistres La science moribonde ? Signification Un manuscrit de 1844 Plein soleil Avant-garde russe Fidelio Un pianiste en or In situ ________________________________________ AU COIN DE LA RUE Le président américain Hoover qui était en place en 1929 s’est rendu célèbre en répétant avec obstination jusqu’en 1933 que « la prospérité est au coin de la rue ». Aujourd’hui les chefs d’Etat, de banques et autres grosses machines à faire du profit ont substitué plus modestement le terme de « relance » à la mythique prospérité. Partout il n’est question que de « plans de relance ». Mais le coin de la rue de « la relance » risque à nouveau de s’éloigner comme la ligne d’horizon à mesure que la marée du chômage va envahir tous les pays par millions de salariés éjectés des usines et des bureaux. Au passage les indemnités risquent dans les années à venir de se réduire à peu de chose. Tout le monde aura remarqué que la soi-disant relance est prévue avec de l’argent que les Etats n’ont pas et qu’ils souscriront auprès d’organismes financiers dont l’éloge n’est plus à faire ! Il s’agit de plans de sauvetage des profits de quelques grands groupes car si l’on veut que la crise joue son rôle de régulateur du capitalisme, il faut qu’il y ait de la casse en grand, une dévalorisation d’une bonne partie de la main-d’oeuvre, des unités productives, des marchandises, etc. La crise est une phase de destruction nécessaire probablement sur un bon nombre d’années si le Capital est envisagé comme l’horizon indépassable du genre humain. Ce petit bilan d’étape appelle une réflexion. Les patrons ne licencient pas uniquement et principalement par effet d’aubaine conjoncturelle. Il serait dangereux de se masquer le fait que nous sommes à présent entrés dans une crise de surproduction de grande ampleur qui amène les entrepreneurs à jouer sur la variable du capital variable, à savoir les salaires, en la réduisant drastiquement, avant tout par les licenciements. Il est donc juste d’avancer l’idée d’interdire les licenciements mais elle est insuffisante pour appréhender la réalité, à supposer que nos luttes l’imposent dans les faits. Des millions de travailleurs dans le monde sont déjà licenciés, au chômage au long cours et dans la misère ; ils ne sont plus concernés par cette revendication. La crise va exploser de plus en plus le cadre mental étroitement syndicaliste et revendicatif. Si on veut faire preuve de cohérence, c’est plutôt l’interdiction du capitalisme qu’il faudrait mettre en avant et se préparer à mettre en oeuvre. Nous sommes obligés de réfléchir sur la façon dont il serait humain et intelligent écologiquement de concevoir une économie et des relations sociales nouvelles. FIN DE REGNE Sans entrer dans une analyse détaillée des comportements à tendance psychopathe des gens au pouvoir, il est symptomatique qu’ils conçoivent l’entrée dans la vie en saccageant le dispositif des maternités, en mettant en prison dès l’âge de 12 ans, en détruisant des postes et des moyens dans l’ensemble du domaine de la santé, de l’éducation et des services vitaux pour la population et qu’ils veuillent faire marner les anciens jusqu’à 70 ans (et plus on peut leur faire confiance). Les gens de pouvoir d’Etat et d’entreprise nous ont concocté un formidable cocktail de précarité et de maltraitance policière et judiciaire tous azimuts. L’enquête du « Canard enchaîné » de cette semaine sur l’inflation des gardes à vue musclées et humiliantes est révélatrice. A force, ils parviendront certainement à ficher tout le monde comme délinquants potentiels mais il leur sera difficile de nous mettre tous en garde à vue et de nous dissuader de nous défendre par de tels moyens. Les dispositifs en place sont de plus en plus ceux d’un Etat policier qui se prépare à la guerre civile. Idem dans les autres pays. Les fins de règnes sont toujours brutales, lamentables et évidemment semblent interminables. Abrégeons, de toute urgence. AGRESSIONS SINISTRES Les méthodes de gangsters s’intensifient en Russie à l’encontre de militants de gauche, syndicaux et associatifs et de simples citoyens qui défendent des droits sociaux fondamentaux notamment à un salaire suffisant, à un logement décent et à un environnement qui ne soit pas pollué ou saccagé par des promoteurs. C’est ainsi que parmi un certain nombre d’autres, Carine Clément dont nous avons reproduit plusieurs articles ces dernières années a été victime de trois agressions dont la troisième s’est accompagnée de l’injection d’un produit inconnu dans sa jambe, ce qui a nécessité son hospitalisation. Des personnes luttant pour la justice et leurs droits ont été roués de coups ou l’auraient été s’ils n’avaient pas réussi à se défendre. Leurs agresseurs et leurs commanditaires ne réussiront pas à faire taire et à empêcher d’agir ces personnes courageuses qui sont dans leur bon droit. Mais il est sans doute utile de faire connaître largement ces faits pour les aider et pour faire pression sur l’oligarchie en place. LA SCIENCE MORIBONDE ? Etienne Klein est physicien et professeur à l’Ecole centrale. Nous avons eu l’occasion de recommander certains de ses excellents livres de vulgarisation réédités en collection de poche, notamment « Les Tactiques de Chronos » et « Il était sept fois la révolution. Albert Einstein et les autres... ». Son dernier livre est un essai facilement abordable où il s’interroge sur la place de plus en plus problématique de la science dans notre société, « Galilée et les Indiens » (éd Flammarion, 120 pages, octobre 2008). Il s’inquiète sérieusement de la dégradation de l’image de marque de la science et de la désaffection de nombreux jeunes à son égard. La science est une composante de la culture. Il est aussi stupide de lui demander de résoudre tous les problèmes que de contester sa validité pour en résoudre certains. Etienne Klein bataille de façon convaincante, surtout dans la deuxième moitié, pour défendre la science « contre le scientisme qui la dénature, le relativisme qui la méprise, la « technoscience » qui la menace. » La science n’a de valeur et ne peut vivre que si on n’exige pas d’elle a priori d’être rentable. Sa valeur réside dans le plaisir qu’elle procure quand on découvre un phénomène, quand on éprouve le plaisir de comprendre. Comme le disait Richard Feynman cité par l’auteur : « La physique est comme le sexe : elle peut avoir des résultats concrets, mais ce n’est pas pour cela que nous la pratiquons. » SIGNIFICATION Continuons dans le domaine de la recherche scientifique et philosophique pour présenter un livre intitulé « Qu’est-ce que la signification ? » (éd Vrin, 128 pages, novembre 2008). Son auteur est maître de conférences à l’université de Nancy 2 et membre des Archives Henri Poincaré (CNRS). Il porte le nom de notre ami Manuel Rebuschi. Les deux phrases qui précèdent font référence à la même personne. La notion de référence est cruciale. Mine de rien, j’ai failli m’aventurer sur les eaux mouvementées de la philosophie du langage, de la logique et de la sémantique. Parmi d’autres questions abordées dans ce livre se trouvent celles-ci : Y a-t-il un intermédiaire entre le langage et le monde ? Les significations sont-elles dans la tête ? La signification se réduit-elle à l’information ? Quelle ontologie se trouve derrière chaque démarche analytique ? Des efforts sont nécessaires pour comprendre ces enjeux. Manuel Rebuschi nous présente une recherche intellectuelle extraordinaire qui part de Gottlob Frege à la fin du 19e siècle jusqu’aux travaux, discussions et enjeux actuels, en passant par Bertrand Russell, Quine, Kripke et quelques autres. Il le fait avec une fluidité et une clarté rigoureuse non dénuée de malice. UN MANUSCRIT DE 1844 En venir à présent à la littérature ne constitue pas une rupture avec ce qui précède. Le philosophe Jacques Bouveresse s’est penché sur la spécificité des modes de connaissance que nous apportent les écrits littéraires dans « La connaissance de l’écrivain, Sur la littérature, la vérité et la vie » (éd Agone, 237 pages, 2008). Pour ce faire, il a convoqué des philosophes contemporains comme Putnam et Nussbaum et des écrivains comme Zola, Henri James, Proust ou Musil. Comme tout travail théorique fondamental bien mené, ce livre ne gâche en rien le plaisir de lire un bon roman, au contraire. Prenons donc en mains par exemple un manuscrit de 1844. Il ne s’agit pas des célébrissimes textes du jeune Karl Marx mais d’un roman de la maturité de Balzac. Ces deux contemporains mériteraient d’ailleurs qu’on les confronte sur les questions d’argent, de pouvoir et d’aliénations mais ne nous égarons pas trop. Le roman s’intitule « Modeste Mignon » et on peut le trouver en réédition Garnier pour une somme raisonnable. Avec un titre comme cela, Balzac n’aurait aucune chance auprès d’un éditeur actuel. Il faut donc expliquer que Mignon est le nom de famille de l’héroïne et que Modeste est son prénom. Le futur lecteur qui ne s’ennuiera pas un instant a même intérêt à savoir que cette Modeste Mignon est une très belle jeune femme en partie d’origine germanique et ayant une forte et riche personnalité bien qu’elle soit cloîtrée dans sa famille sur les hauteurs bourgeoises et aristocratiques de la ville du Havre où s’agitent et cancanent les commerçants, les banquiers et les notaires. Il s’y passe de sordides histoires immobilières et d’héritages qui en se perpétuant ont gardé du piquant à l’oeuvre du grand romancier. Le récit ne manque pas de souffle. L’argument du roman de Balzac venait de son grand amour Mme Hanska avec qui il venait de passer deux mois à Saint Pétersbourg. Au retour il s’est mis à la rédaction à brides abattues. Balzac déploie ses talents dans tous les registres, passant de la chronique provinciale au roman épistolaire passionnée pour faire ensuite un crochet plein de férocité aux dépens d’un poète parisien mondain qui tâte avec délectation à la fois des délices du pouvoir et de la notoriété de l’artiste. Toute ressemblance avec Chateaubriand et quelques autres est la bienvenue. Quant aux écrivains ou artistes mondains actuels amoureux du pouvoir, ils sont trop nombreux pour qu’on puisse les citer. PLEIN SOLEIL Il nous a semblé nécessaire en cette saison froide et maussade de conseiller le roman de Colette Fellous, « Plein soleil » (éd Gallimard, 160 pages, 2007) où la vie se joue comme une partie de cartes intrigante et sans fin, comme l’est celle du tableau de Cézanne. Les auditeurs de « France-Culture » qui jadis écoutaient le soir « les nuits magnétiques » connaissent bien les modulations doucement chantantes de sa voix que l’on peut toujours entendre chaque dimanche de 14h à 15h dans une émission intitulée « Carnet nomade ». Les lève-tôt avant le jogging et le ménage de la semaine peuvent d’ailleurs l’entendre le dimanche dès 6h du matin. Chaque émission de Colette Fellous est composée comme une oeuvre littéraire. Les invités le sont vraiment et sollicités avec empathie. Il y a aussi beaucoup d’invités dans son livre « Plein soleil », elle-même, jeune femme dans le Paris de la fin des années 60 ou gamine de famille juive à Tunis, son père attentionné, sa mère angoissée, un beau pays perdu après la guerre des Six jours en 1967 et retrouvé dix ans plus tard, la séduction d’Oaxaca et partout des éléments matériels divers qui subjuguent et sollicitent la mémoire, comme ces quelques photos prises par l’auteur qui émaillent son texte. Un voyage où les secrets « m’apparaissent par millions, en étincelles, en gerbes de feu, en larmes phosphorescentes, en gestes arrêtés dans la fournaise des villes en guerre, oui, des secrets qui ne m’appartiennent pas mais que je recueille patiemment, chaque jour. Collés les uns aux autres, se ressemblant tous, formant une immense phrase que nous nous partageons, de pays en pays. » AVANT-GARDE RUSSE Georges Costakis (1913-1990) était d’origine grecque mais il a passé l’essentiel de sa vie à Moscou comme chauffeur de l’ambassade de Grèce puis de celle du Canada. Il a consacré une part de son modeste salaire à acheter passionnément et discrètement des oeuvres de peintres d’avant-garde entre 1905 et 1934. A cette date, seules les oeuvres du réalisme stalinien furent tolérées. Notons au passage qu’aucun riche collectionneur, ambassadeur ou mécène n’a eu l’envie ou le courage de s’intéresser à ces oeuvres extraordinaires. Une partie de sa collection est actuellement exposée au Musée Maillol/Dina Vierny à Paris jusqu’au 2 mars 2009. Ne ratez pas au sous-sol le film qui retrace l’incroyable saga de Georges Costakis qui a ainsi sauvé un pan important de l’art du XXe siècle. Des centaines de peintres innovaient et créaient des tableaux, des décors, des objets, des affiches et des illustrations de revues ou de livres dans la foulée de l’enthousiasme soulevé par la Révolution russe. Il faut à cet égard citer les créations convaincantes de Lioubov Popova et Ivan Klioune qui étaient très proches de Malevitch et actifs dans son groupe suprématiste. Une gouache de Rodtchenko datant de 1943-44 est étonnante car elle ressemble à un tableau abstrait de Jackson Pollock qui ne peignait pas encore ainsi à l’époque ! La modernité russe était évidemment en affinité avec celles des avant-gardes contemporaines comme le Bauhaus et elle en a nourri d’autres après la Deuxième guerre mondiale. Si vous ne pouvez pas visiter cette exposition ni vous faire offrir le catalogue, vous trouverez une bonne documentation sur http://www.museemaillol.com/pdf/Avant_russe_screen.pdf FIDELIO Beethoven n’a écrit qu’un seul opéra, « Fidelio », après de multiples efforts et en composant plusieurs versions pour son ouverture. Seul le résultat compte puisque tout coule de source, un bon livret, des choeurs superbes, des ensembles et des airs merveilleux. On peut les réécouter toute sa vie en éprouvant un sentiment de joie et de fraternité sans mélange. Ce chef d’oeuvre est aussi l’opéra le plus féministe et optimiste qui soit avec les « Noces de Figaro » de Mozart. Ici la lutte pour l’amour fusionne avec celle pour la liberté en toute limpidité. Une femme se bat pour libérer son mari emprisonné par un pouvoir tyrannique. En plus ça finit bien. Que demande le peuple ? Une bonne version de « Fidelio » ! Espérant avoir suffisamment éveillé l’enthousiasme ou du moins l’intérêt de tout le monde, nous en proposerons trois en CD et une en DVD. Au disque celle majestueuse d’Otto Klemperer en 1962 avec Christa Ludwig et Jon Vickers (2 CD EMI) et celle fine et émouvante de Karl Böhm en 1969 avec la Staatskapelle de Dresde, Gwyth Jones, Edith Mathis et Theo Adam (2 CD Deutsche Grammophon) sont d’une grande beauté. Celle de Leonard Bernstein également chez Deutsche Grammophon avec l’orchestre philharmonique de Vienne, Gundula Janowitz, René Kollo, Lucia Popp et Hans Sotin l’est peut-être encore davantage par la présence dramatique que dégagent l’orchestre et les chanteurs. Il se trouve que cette distribution a aussi été filmée en 1978. On trouvera cette représentation sur DVD « Deutsche Grammophon », soit 147 minutes de bonheur, tout simplement. UN PIANISTE EN OR Que les amateurs de jazz ou tout simplement de bonne musique qui manqueraient par hasard de tonus se précipitent sur le DVD Impro-Jazz du pianiste Horace Silver enregistré en 1968 à Copenhague avec son quintet. Il a un punch et une créativité qui ont été très bien captés par les réalisateurs. En complément au programme se trouvent deux orchestres excellents dans un autre style enregistrés à Los Angeles en 1962, celui du batteur Shelly Manne et celui du saxophoniste Teddy Edwards. Le jazz est au meilleur de sa forme dans les trois cas de figures. IN SITU Nous avons mis en ligne un article intitulé « La crise, l’art et... Séraphine ». Il s’agit de Séraphine de Senlis dont on peut admirer actuellement les peintures au musée Maillol/Dina Vierny, rue de Grenelle à Paris en même temps que les avant-gardistes russes. Nous profitons de cette centième lettre pour remercier nos lecteurs et lectrices qui d’après les statistiques dont nous disposons se trouvent actuellement dans 48 pays. Nous souhaitons chaleureusement de bonnes fêtes à tout le monde. Bien fraternellement à toutes et à tous, Samuel Holder _______________________________________ Pour recevoir ou ne plus recevoir cette lettre, écrivez-nous: mèl : Culture.Revolution@free.fr http://culture.revolution.free.fr/ _______________________________________
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